Formats · Septembre 2026 · 6 min de lecture
Les olympiades sont le format le plus demandé de notre catalogue, et aussi celui où l'écart entre une organisation réussie et une organisation ratée est le plus large. La mécanique est simple : des équipes, des ateliers, une rotation, un classement. Tout se joue dans des détails qui n'apparaissent nulle part sur une plaquette.
Une olympiade d'entreprise n'est pas une compétition sportive, malgré le nom. C'est une succession d'ateliers courts, entre cinq et dix minutes chacun, sur lesquels les équipes tournent. Adresse, coordination, réflexion, rapidité, parfois un peu d'effort physique. Chaque atelier rapporte des points, et on additionne à la fin.
Cette structure en rotation explique presque tout ce qui suit. Elle rend le format accessible à des profils très différents, parce qu'il y a toujours un atelier où chacun se débrouille bien. Elle permet de faire jouer beaucoup de monde en parallèle, donc de monter à 200 ou 300 participants. Et elle limite la casse quand une équipe est en difficulté : dans cinq minutes, on passe à autre chose.
Chez nous, deux variantes coexistent : les Olympiades Multi Jeux, plus classiques, et les Olympiades 1 minute games, où chaque défi dure soixante secondes, ce qui accélère encore le rythme.
Tout le monde imagine des olympiades dehors. C'est souvent une erreur de planification.
L'extérieur est plus agréable, personne ne dira le contraire. Mais il vous expose à une météo que vous ne maîtrisez pas, et un report à quinze jours d'un événement qui a mobilisé cinquante agendas n'est pas une option confortable. Si vous partez sur l'extérieur, il vous faut un plan B intérieur réel, pas un plan B théorique.
La bonne nouvelle est que le format tourne très bien en intérieur. Une grande salle ou un hall d'accueil suffisent pour la majorité des ateliers. L'extérieur devient alors un bonus qu'on saisit si le temps s'y prête le jour même, plutôt qu'un pari fait trois semaines à l'avance.
S'il fallait ne retenir qu'un point de cet article, ce serait celui-là.
Laissez les gens former leurs équipes et vous obtiendrez l'organigramme, en plus serré. Les services se regroupent, les affinités se renforcent, et vous aurez payé une animation pour consolider exactement ce qui était déjà là.
Le tirage au sort réalisé par l'animateur devant tout le monde règle la question en trente secondes. Comme personne ne l'a décidé, personne ne le conteste. Présenté comme une règle du jeu, il ne suscite aucune résistance, alors que la même consigne formulée par un manager passe pour une injonction.
Deuxième point : les équipes doivent être équilibrées en nombre. Une équipe de huit face à des équipes de cinq va perdre, et ses membres le sauront dès le début. C'est le genre de détail qui plombe une demi-journée.
Un bon plateau d'ateliers alterne les compétences sollicitées. Si trois ateliers d'affilée récompensent la vitesse pure, les mêmes personnes gagnent partout et le reste du groupe décroche.
Ce qui fonctionne bien : l'adresse, la coordination collective, les défis où il faut se répartir les rôles, les épreuves où la stratégie compte autant que l'exécution. Le tournoi de jeux en bois géants et l'Angry Birds Géant entrent dans cette catégorie, et ils ont l'avantage d'être lisibles pour ceux qui attendent leur tour.
Ce qui plombe : les épreuves d'endurance, celles qui exposent un participant seul devant tout le monde, et celles dont la règle demande plus de trente secondes d'explication. Sur un atelier de cinq minutes, une règle compliquée, c'est trois minutes de jeu effectif.
Une épreuve mérite une attention particulière : celle où l'on transpire. Si elle figure au programme, il faut que le groupe soit prévenu en amont, pas le jour même à l'accueil.
Le classement sert à donner un cadre et une tension légère. Il ne sert pas à désigner des perdants.
Deux dérives reviennent régulièrement. La première : un manager qui s'investit trop dans le résultat de son équipe et fait basculer l'ambiance. Ce sont ses propres collaborateurs qui le vivent le plus mal, et ça laisse des traces plus longtemps qu'on ne croit.
La seconde : la remise de prix trop appuyée. Un podium rapide, un mot sympa, on passe à autre chose. Quand la cérémonie dure plus longtemps que la dernière épreuve, quelque chose ne va pas.
Notre animateur gère le comptage et l'annonce. C'est plus confortable pour tout le monde que de confier le rôle d'arbitre à quelqu'un de l'entreprise, qui se retrouverait ensuite à devoir arbitrer une contestation entre deux collègues.
Moins que ce que les gens imaginent, mais pas rien.
Il faut un espace au sol dégagé, et c'est la contrainte principale. Comptez large : une salle prévue pour cent personnes assises n'accueille pas cent personnes en mouvement réparties sur six ateliers.
Il faut de l'eau à disposition, ce qui est régulièrement oublié sur les créneaux d'après-midi.
Il faut un message d'information envoyé quelques jours avant. Deux lignes suffisent : nature de l'activité, niveau d'effort, tenue conseillée. Ça évite d'avoir trois personnes en tailleur qui découvrent le programme en arrivant.
Et il faut prévoir un rôle pour ceux qui ne participent pas physiquement. Arbitrage, comptage, photo. Une chaise au fond de la salle n'est pas une solution.
Le reste, matériel, installation, animation, rangement, est de notre côté. Comptez 1h30 à 2h d'animation, de 10 à 300 participants, du lundi au vendredi.
Organiser des olympiades pour mon équipe →
Non. La rotation sur des ateliers courts et variés fait que l'adresse, la coordination et la réflexion comptent autant que l'effort physique. Il y a toujours des ateliers où un participant peu sportif marque des points pour son équipe.
Oui, et c'est même le cas le plus fréquent. Une grande salle dégagée suffit pour la majorité des ateliers. L'intérieur a l'avantage de supprimer le risque météo, qui reste le principal facteur d'annulation sur ce format.
Entre 1h30 et 2h, ce qui permet de faire tourner les équipes sur l'ensemble des ateliers avec un lancement et une remise de prix. En dessous de 1h30, il faut réduire le nombre d'ateliers, ce qui limite la variété des compétences sollicitées.